Les éditos du mois

Mai 2017

Et  moi je suis avec vous tous les jours:


Les prévisionnistes et autres sociologues, les observateurs de civilisations anciennes, prédisent la fin de la croyance judéo-chrétienne. Pourquoi ? Par une fausse lecture de ce que vivent les croyants du monde entier en vérité. Ceci m’emplit de perplexité car je crois que Dieu qui n’a pas d’âge, ni d’usure dans l’exercice de son amour pour nous, continue et continuera de nous donner l’Esprit Saint pour nous renouveler. St Mathieu au chapitre 28 nous fait observer Jésus sur la montagne entouré de ses onze disciples. Honnêtement il rapporte que certains eurent des doutes quand à la pérennité de l’église. Aussitôt, Jésus les rassure en leur disant : « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre ». Et encore : Baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit ; apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé. Considérons raisonnablement, d’ailleurs, que le sacrement de baptême est demandé de plus en plus par des adultes provenant de toute autre culture, race et peuple. Pourquoi ? Et bien parce que c’est Dieu et Dieu seul par son Esprit qui s’active dans le cœur de l’homme. La seule condition requise est d’animer sa vie par un amour incessant, dans le don de soi aux autres avec joie, générosité, désintéressement et espérance. Acceptons juste d’investir en temps et régulièrement nous recevrons « un esprit de sagesse » pour le bonheur de tous.
Père Christian

Avril 2017

 

Mars 2017

Nous voulons vivre un carême 2017 d’ouverture!

Oui, comment comprendre ce mot ouverture ? Et bien tout d’abord, nous avons à bousculer autant que cela soit possible notre mentalité, notre façon de voir et surtout déplacer pour toujours notre orgueil et notre entêtement dans la lecture de la vie avec les autres. Il est toujours possible pour nous de considérer que nous ne sommes pas omniscients et que notre patience à la conversion vers l’amour des autres passe par l’abandon de jugements définitifs à leur égard. Je n’ai que trop vu ces temps derniers, en direct, des personnes traiter une autre par des mots de haine et de méchanceté. C’est le carême mes amis, mes frères. Un peu de tolérance, un peu de patience, un peu de savoir vivre. Je sais que les poussées de tension sont parfois imparables et que certains, comme on dit gentiment, sont fragiles des nerfs mais tout de même ! « Tout homme qui se met en colère contre son frère devra passer en jugement. Si quelqu’un insulte son frère, il devra passer devant le tribunal. Si quelqu’un le traite de fou, il sera passible de la géhenne de feu. Donc lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère et ensuite viens présenter ton offrande. » St Matthieu est clair dans le chapitre 5.

Ce carême 2017 est une belle et franche occasion pour nous réconcilier avec la possibilité unique au monde d’implorer le pardon du Seigneur dans le sacrement de réconciliation. Voici, frères catholiques, une chance unique s’offre à nous. Saisissons la franchement, n’attendons pas de nous asseoir sur le banc des méchants et des critiqueurs. Un bon petit conseil à nos amis qui disent volontiers qu’ils ne savent plus prier avec des mots. Pourquoi ne pas vous asseoir devant Jésus en croix simplement éclairé par une bougie. Oh pas longtemps, cinq minutes seulement puis dire le Je confesse à Dieu  et un Notre Père. Ce sera une étape simple et progressive vers l’analyse de notre péché avant notre confession hebdomadaire, mensuelle, annuelle ou tous les dix ans. Pour conclure en toute fraternité : en encourageant les plus faibles d’entre nous, en gardant la patience devant tous sans exception, gardons juste un peu de temps pour rire et faire rire notre entourage, il  va sans dire, proprement et sainement.

Père Christian

Février 2017

La justice de Dieu par l’accueil :

« Si votre justice ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des Cieux ». Cette réflexion de Jésus déployée au Chapitre 5 de St Matthieu nous réveille, non en angoisse de ne rien vivre de tout cela mais dans le même encouragement que les deux Béatitudes sur la justice que nous avons proclamées à l’Évangile de fin janvier.À la jointure de l’actualité douloureuse des afflux de migrants dans notre pays et de réfugiés climatiques et de guerre, il devient incontournable de nous poser la question du chemin de l’accueil ! Pour être concret et ne parler que des Chrétiens d’Orient, nous observons que leur fuite précipitée hors de leur pays est contrainte par la persécution en règle dont ils sont victimes. Petit exemple en Irak.  2003 – Les États-Unis envahissent l’Irak. 2011 – Les américains se retirent. 2014 – Daesh s’empare de Mossoul : conséquence 3,3 millions d’irakiens déplacés. Octobre 2016 – Offensive contre Daesh de l’armée irakienne,  de peshmergas kurdes, de miliciens sunnites et d’une mobilisation populaire. En conséquence, il faut que nous sachions qu’avant 2003, l’Irak comptait 1,3 millions de chrétiens ce qui correspondait à 3% de la population. Ils ne sont plus que 350.000 aujourd’hui. C’est pourquoi, par exemple concret, il faut que nous sachions qu’après l’attentat contre la cathédrale de Qaraqosh, le drapeau irakien a été dressé au sommet du dôme. Concrètement, et pour clore ce court passage d’infos solidaires de nos frères chrétiens entre autres, il faut savoir qu’une petite association s’intéresse aux minorités irakiennes délaissées par l’aide internationale. Chaque mois, des dizaines de jeunes viennent soutenir les forces locales pour leur moral et reconstruire en tant que professionnels de moins de 35 ans avec l’association « Fraternité en Irak ».Ce petit exemple nous rend alors plus solidaires en prise de conscience et donc par la suite en œuvre de justice par l’aide que nous pouvons apporter.
En creusant bien, nous trouverons l’art et la manière de devenir solidaires ou d’envisager nos gestes d’accueil chez nous.
Avis fraternel aux croyants de bonne volonté.

Père Christian

Janvier 2017

Au  bord du chenal depuis la darce :

Avec un peu d’imagination, en relisant  le passage de St Matthieu ch 14/12-23 de l’Évangile du 22 janvier, je vois Jésus qui appelle Simon (nommé Pierre) et son frère André jetant leurs filets dans la mer car c’étaient des pêcheurs ».  Jésus leur dit : « Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d’hommes. » C’est tout ce que Jésus leur dit ! L’appel de ces hommes de la mer capables de prendre tous les risques pour affronter les éléments dans leur métier va,en même temps, s’orienter vers le Maître : tout de go ! Étonnant n’est-ce-pas ? Ils vont devenir des pêcheurs d’hommes ! Quelle belle aventure, quelle grande perspective : étonnante destinée que la leur ! Et claire réponse d’amour des autres ! Ils accomplissent progressivement (car ils restent pêcheurs de la mer de Galilée dans un premier temps) la mission tout aussi périlleuse d’appeler d’autres hommes et femmes à pratiquer cette annonce : « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle, le Royaume des cieux est tout proche. »
Que signifie pour eux et pour nous de parler du Royaume des cieux ? Il s’agit bien de pratiquer en l’annonçant, l’amour décliné aux différents moments de l’existence humaine. Il y a dans la réponse à l’appel de Jésus une réalité fondamentale : quittez vos vêtements de tristesse, de peur, de mensonge pour revêtir dès à présent l’habit lumineux des ressuscités. Est-ce bien possible ? Oui, si nous acceptons de chercher ensemble plutôt que d’avoir raison tout seul. Oui, cela est possible si nous envisageons de prier le Père et de faire prier pour la Paix avec tous les autres. Notre monde, c’est-à-dire ceux que nous rencontrons fréquemment, ont besoin de notre simplicité et du courage d’un dialogue vrai, compatissant, bienveillant, dépourvu de sous-entendus et de stratégies manipulatrices, bien au-delà de tout rapport de force. Ce sont là les petites infirmités et souffrances que nous sommes tous capables de guérir en nous et autour de nous par l’ouverture progressive de notre cœur à l’Esprit Saint. Bien entendu, nous ne sommes pas Jésus et pourtant, même si nous ne guérissons pas les autres avec l’efficacité du Maître, nous portons par la foi la capacité de proclamer ensemble que Dieu est Dieu. Par Jésus, nous sommes une émanation divine dans le cortège de tous les saints.
En conclusion, parce que nous nous bougeons, parce que nous nous entrainons les uns les autres, l’impossible devient possible en direction de la Paix.
Bonne année 2017 de la part du Père Christian et des chrétiens du secteur pastoral Lanton-Andernos les Bains, engagés en communauté au service des habitants de notre si belle contrée.

Père Christian

Décembre  2016

Pour nous NOËL 2016 est une visitation :

 Oui, pour nous cette année, la fête de Noël va correspondre à une visitation non pas dans l’évocation de la Vierge Marie à Elisabeth sa cousine mais dans la rencontre de chrétiens d’autres communautés. De qui parle t-on ? Des chrétiens de Salles Belin-Beliet et des chrétiens des Lacs.
Nous sommes en réciprocité de rencontres entre ces deux communautés de telle sorte que nous allons partager nos manières « de vivre en église ». Nous serons heureusement surpris je pense, de voir la convivialité des chrétiens engagés un peu différemment de nous. Nous vivons Noël ensemble si nous échangeons sur nos savoir faire et savoir vivre « en paroisse ». Les jeunes de l’aumônerie échangeront aussi avec l’aumônerie des secteurs pastoraux de Talence et les jeunes de Bordeaux Boulevard et Magendie.
Jésus en naissant au milieu de nous a vu loin, la preuve que nous sommes là tels des disciples missionnaires répondant dans la diversité : heureux de nous réunir et de célébrer la joie d’être sauvés.
Pour terminer, voici ce que nous allons apporter comme réflexion au pied de la crèche :
Témoigner de notre désir de rejoindre les personnes loin de l’Eglise.
Témoigner de l’harmonie que nous vivons entre nos différents états de vie.
Témoigner de la qualité de nos liturgies.
Témoigner de ce que nous vivons en espaces de ressourcement.
Témoigner de nos pratiques et projets afin de prévoir l’église de demain et après-demain.
En conclusion, nous sommes les Rois Mages du XXIème siècle.
Bon Noël à tous et union de prière.

Père Christian

Novembre  2016

Heureux: un bonheur légitime? 

Dans l’Ancien Testament Yahvé Dieu exprime une proposition à son peuple : vivre l’Alliance ; alors il se penche avec sollicitude et essaye de le guider sans le contraindre pour qu’il vive le bonheur. Pour ce faire, le croyant d’hier et d’aujourd’hui peut vivre une confiance sans borne à Dieu par ces conseils de vie au demeurant difficiles à suivre au premier regard. C’est pourquoi Jésus propose de se laisser voir comme celui qui accomplit l’aspiration au bonheur car le Royaume des cieux est présent en lui dans toute sa personne de vrai homme et de vrai Dieu.

D’ailleurs « il est doux et humble de cœur ». Cette attitude pourra devenir la nôtre par un travail sur nous-mêmes et un travail ensemble. Je vous invite d’ailleurs, sans chercher à comprendre, à la lecture journalière des Béatitudes de préférence en Saint Luc car il y a aussi l’avertissement des « malédictions » qui temporisent à mon sens les ardeurs par trop terrestres !

D’ailleurs, le Christ nous entraîne librement sur le chemin de l’immense cortège de la pauvreté, notamment avec la justice, l’humilité, la douceur, la pureté, la miséricorde et le souci de la paix. Un risque pour nous ?

Oui le risque existe, c’est celui d’être persécuté à cause du Christ. Bien sûr, nous ne sommes pas masochistes mais au fond de nous, nous savons bien que celui qui donne sa vie et reste vigilant dans l’amour des autres ne perd jamais cœur : « Heureux les morts qui meurent dans le Seigneur ».

Finalement, nous pouvons, en exercice pratique en ce mois de novembre, percevoir ce qui fut Béatitude d’amour en faisant affleurer à notre mémoire les belles œuvres de nos chers défunts et, dans la lecture agiographique (vie des saints), les œuvres de ceux qui sont déjà considérés dans la sagesse de l’Eglise comme des « saints bienheureux » dans le Royaume du Père.

Bonne fête de tous les saints à chacun de vous et à nous tous ensemble.

Père Christian Vareille

Octobre  2016

Notre Communauté Chrétienne en bon Esprit Saint :

Tel est le souhait le plus cher que je puisse formuler en ce début d’année pastorale 2016-17. Ceci, bien entendu, en relation directe avec la prière auprès du Père. Au cours de l’été nous avons dû renouveler par l’accueil de nouveaux responsables en lien avec les anciens actifs restés en place. Nous voyons bien que les prêtres ne sont pas les seuls à changer ; ainsi va le cycle de la vie de l’Eglise depuis vingt siècles !

Nous saisissons tous, anciens et nouveaux, la chance offerte par la vie de nous renouveler dans les différents postes pour le service de l’église locale. Voici par exemple une nouvelle pratique : pour faciliter l’assiduité des parents dont les enfants sont à l’éveil de la foi et en catéchèse, nous allons assurer le service le dimanche dès 9h le matin puis célébrer ensemble à 10h30 à Notre-Dame de la Paix et poursuivre par un apéritif convivial. J’espère que cette nouvelle « formule » permettra aux habitués et aux nouveaux de mieux se rencontrer.

Enfin, je partage notre joie d’avoir vécu cette belle messe de rentrée d’aumônerie où Clémence, étudiante en médecine désormais, nous a rendu compte avec force de joie de d’action de grâce, de sa participation au JMJ à Cracovie en Pologne. Quel bon moment de plénitude spirituelle ! Restons en éveil en ce mois d’octobre pour vivre en prière et en informations par rapport à l’Eglise Universelle qui reste missionnaire.

Enfin, nous allons établir au cours du prochain conseil pastoral renouvelé, le choix de deux délégués de notre secteur pastoral au prochain synode diocésain.

C’est une étape importante de la visibilité de ce que nous vivons en conduite préparatoire de l’Eglise de demain.

Pour conclure, voici mon souhait : qu’aucun lien de discorde, de frein psychologique, affectif, idéologique n’entrave ou empêche la bonne marche d’évangélisation pour la plus grande gloire de Dieu.

Père Christian Vareille

Septembre  2016

Cher Timothée

C’est avec affection et force que Saint Paul écrit à son ami Timothée. Nous recevons ces lettres comme du miel. En particulier le ch 6/11-16 que nous retrouverons dans la liturgie du 25 septembre prochain. Ce passage parle au cœur des baptisés que nous sommes :

« Toi, homme de Dieu, recherche la justice, la piété, la foi, la charité, la persévérance et la douceur. Mène le bon combat, celui de la foi, empare-toi de la vie éternelle. »

Nous voyons bien que vivre sa vie de chrétien et servir dans l’église pour la communauté nous situe dans un don et non dans une appropriation personnelle et exclusive. En effet, c’est par la réception de l’Esprit Saint que notre mission a un sens et une profondeur indispensables à cette action d’annonce de l’Evangile. De plus, aucune mission confiée par le délégué de l’évêque, c’est-à-dire le prêtre, ne peut se vivre par le chrétien sans un lien dialogual et permanent avec les autres membres de l’équipe.

Votre seule bonne volonté est nécessaire mais non suffisante pour assurer le service de l’espace ecclésial sans en rendre compte et sans se renouveler comme le fait l’évêque avec ses curés.

Je crois que le temps est venu de développer pour chaque génération et en particulier du côté des jeunes parents, le goût de lire l’Evangile, le goût de s’enraciner dans l’eucharistie dominicale avec d’autres croyants.

Nous sommes dans une civilisation post judéo-chrétienne. C’est un état de fait. Alors ne perdons pas de temps, n’ayons aucune honte, ni aucun complexe pour annoncer en premier kérygme que le Christ Ressuscité est Dieu d’amour pour tous les peuples !

Si vous avez le désir de venir nous rejoindre, par exemple dans le cadre de la préparation du sacrement de baptême avec les parents des futurs baptisés, sachez que vous serez les bienvenus. Désormais, nous passons du temps les trois premiers vendredis du mois pour expliquer le « je crois en Dieu », le rite et le choix des Paroles de Dieu.

Pour ce faire il vous faudra un peu de temps, de patience, de la pédagogie pour un parler simple et l’enthousiasme joyeux des croyants qui aiment partager leur foi.

Pour conclure, je dirai que je suis heureux de la venue de notre Cardinal Jean-Pierre Ricard. Il va nous encourager dans ce renouvellement indispensable au cœur de notre communauté chrétienne et nous soutenir, j’en suis sûr, dans la participation au Synode diocésain.

Bonne rentrée pastorale à tous et sachez que je suis toujours prêt à prendre le temps pour dialoguer avec vous de vive voix.

Père Christian Vareille

Août  2016

A Jésus par Marie

Nous n’avons aucune méprise dans nos esprits pour comprendre qui est Marie pour nous. En effet, Marie n’a jamais été considérée depuis le début de l’Eglise à nos jours comme une déesse païenne. Simplement Marie est une femme juive qui a accepté de prendre le risque de dire oui quand l’Esprit Saint de Dieu lui demanda d’accueillir en son sein Jésus le fils de l’homme.

Il est temps pour nous de réfléchir au fait que Marie fait partie intégrante du « plan de Salut ». Elle est servante du Seigneur et en aucun cas elle ne récupère la divinité du Père, du Fils et de l’Esprit.
J’apprécie la devise des religieux marianistes qui déploient avec leur fondateur le Bienheureux Chaminade : A Jésus par Marie.

Progressivement le jeune catholique ou orthodoxe découvre la place de Marie dans sa vie tel un équilibre indispensable. Mais où donc Marie fut-elle essentiellement présente ? Quand l’Esprit Saint lui demanda d’accueillir à l’Annonciation (selon les Ecritures) le Sauveur. Quand elle chercha Jésus dans la caravane avec Joseph qui fut en discussion avec les docteurs de la loi. Quand elle fut à Cana et demanda à Jésus de changer l’eau en vin en préfiguration de l’Eucharistie. Quand elle fut au pied de son fils en croix pour accueillir avec Jean l’Eglise naissante : « Voici ton fils, voici ta mère » dit Jésus. Quand Marie exprima sa prière avec les disciples pour accueillir l’Esprit Saint brûlant d’amour en langue de feu.

Enfin en son corps intact de beauté créatrice, elle rejoint les cieux ouverts pour servir encore la gloire de Dieu qu’elle nous fait découvrir à chaque moment de notre vie terrestre jusqu’au jour de la Rencontre avec notre Maître.

Bonne fête de l’Assomption à tous.

Juillet 2016

Silence impérieux 

Je suis heureux de constater que les « autochtones » nouveaux ou anciens reçoivent en cet été des amis ou de la famille.
Certes, notre contrée est très attractive mais surtout nous allons pouvoir vivre « l’échange » par la prise de parole, par l’expression de points de vue différents à partir de nos expériences venues d’ailleurs.
Il est heureux de prendre le temps pour le partage et les échanges de vues !

D’ailleurs, n’a-t-on pas en mémoire l’attitude forte de Jésus qui prend régulièrement le temps d’être aux affaires de son Père : quand il parle à la synagogue ou qu’il se retire pour prier pendant 40 jours au désert !
On ne peut pas être sans cesse « efficace ».

C’est pourquoi il serait à mon sens très heureux de permettre aux plus jeunes de créer le désir de la contemplation, de favoriser avec eux un espace de silence engageant à la paix intérieure.

Par ailleurs le 19 juillet, dans la 1ère lecture du prophète Michée, nous lirons : « Seigneur, avec ta houlette, sois le pasteur de ton peuple, du troupeau qui t’appartient, qui demeure isolé dans le maquis, entouré de vergers. Qu’il retrouve son pâturage à Bashane et Galaad, comme aux jours d’autrefois ! Comme aux jours où tu sortis d’Egypte, tu lui feras voir des merveilles ! »

Enfin, n’hésitez pas non plus à initier les plus jeunes à l’art de la musique et du chant : un grand panel de concerts vous est proposé à portée de main, dans nos églises. Les conférences aussi, qui sont d’ailleurs gratuites, ouvriront nos esprits aux questions sur le monde et sur l’Eglise.

Bon mois de juillet à chacun et grande prière auprès de Marie, notre Dame de la Paix pour nous tous ensemble.

Juin 2016

Souvenir, émotion, solidarité spirituelle

Pour des raisons pédagogiques et pastorales sur notre secteur Lanton-Andernos, nous assurons le service de la première communion en octobre avec l’équipe des catéchistes menée favorablement par Christine Dols.

Mais il y a eu récemment des confirmations de nos jeunes à Biganos par notre archevêque et des premières communions de l’école Bon Accueil menée par Aurélie Karst à Notre-Dame de la Paix.

Au cours de ce mois, nous vivrons ensemble aussi la profession de foi de nos jeunes de l’aumônerie de 5ème, avec Dominique Hereyre.

Alors nous, paroissiens dits réguliers et fidèles, que seront nos signes d’encouragement à leur adresse ? Comment leur montrer qu’ils font partie entièrement de notre communauté chrétienne ? Nos assemblées dominicales ne sont-elles pas des rassemblements réguliers mais anonymes ?

Donc, il est capital que chacun de nous prévoie un petit signe concret à cette Eglise plus jeune que nous qui vit, non en parallèle des adultes que nous sommes, mais bien avec nous et au milieu de nous.

Je ne compte pas sur un travail relationnel de type « cohésion » comme il en existe avec justesse dans les entreprises ou les corps de l’Etat, mais le déploiement d’un bon esprit fraternel qui ne retiendra que la joie de l’Esprit de célébrer, exercer le service de frère en pleine égalité ! Tout ceci dans la maturité de la foi en Jésus-Christ Ressuscité.

Dans la liturgie de la Parole du 26 juin prochain nous entendrons, d’ailleurs, St Paul s’adresser aux Galates en ces termes : « Frères, c’est pour que nous soyons libres que le Christ nous a libérés. Alors tenez bon, ne vous mettez pas de nouveau sous le joug de l’esclavage. Vous frères, vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour votre égoïsme ; au contraire mettez-vous, par amour, au service les uns des autres. »

Et un peu plus loin, St Paul précise : « Marchez sous la conduite de l’Esprit Saint et vous ne risquerez pas de satisfaire les conduites de la chair. »

Bon temps d’Eglise dans l’Esprit, chers paroissiens et aussi vous qui lisez ces lignes : la porte de notre communauté chrétienne vous est grande ouverte. N’ayez pas peur de nous rejoindre, nous serons heureux, ensemble, de chanter l’Alléluia Pascal.

Mai 2016

La joie de l’amour 

Prenant appui sur la magnifique exhortation du Pape François qui vient juste de sortir, Amoris Laetitia : la joie de l’Amour, je suis profondément touché par le bon sens fondamental sur l’expression de l’amour que le Pape développe.

En effet, il nous parle, certes avec douceur mais force, de notre expérience familiale. Quelles furent nos expériences de fraternité ? C’est là le vrai lieu du développement de notre existence fraternelle pour la suite de notre vie, par exemple quand nous sommes en église. Si malheureusement nous n’avons pas eu à nous « confronter » à cet univers fraternel, il nous manque quelque chose de vrai et d’éducatif pour prendre place dans la communauté chrétienne. Aujourd’hui par exemple, sur notre secteur pastoral, beaucoup de laïcs assurent des services en qualité. Rendons grâce à Dieu ! Aujourd’hui, ces laïcs ne sont pas autonomes et acceptent volontiers de me rendre compte de ce qu’ils font. Je ne cherche pas à être partout mais, comme vous, je ne suis pas à mon compte et il n’y a pas d’un côté le curé (celui qui prend soin selon l’étymologie pastorale) et de l’autre les laïcs qui exécutent (comme c’était le cas autrefois).

Cette patiente collaboration laïcs-prêtre, telle que le Concile Vatican 2 l’a souhaitée il y a 50 ans, nous invite de part et d’autre à élaborer un mode de connaissance (je viens juste d’arriver) et un mode de reconnaissance, c’est-à-dire de valorisation de la mission de l’autre.

Notre meilleure manière de construire notre communauté nous amène au devoir de réserve et surtout au devoir de se retenir de détruire et critiquer systématiquement les autres, quelques fois pour se donner un pouvoir ou de l’importance que l’on n’a plus ou que l’on n’aurait dû jamais avoir. La communauté est fragile tout autant que chacun de ses membres qui la composent. Gardons-nous donc du mal qui sort de nos langues aiguisées par la prudence de la sagesse.

Comment développer notre sagesse ? Par la prière intime à l’adresse de Jésus et de Marie. Par la mise en place des nouveaux qui viennent d’arriver.

Exemple ? Nous accueillons Marie-Françoise B. qui va s’engager plus avant dans la catéchèse et Hélène D. qui reprend le flambeau de la comptabilité du secteur.

Pour terminer, je voudrais rendre grâce avec vous pour la bonne marche de notre secteur pastoral. La bonne ambiance qui règne doit continuer car nous avons à faire la place à ceux qui viennent d’arriver : certes plus jeunes que nous, différents donc dérangeants, mais tellement aimés par le Christ. Nous ne pouvons pas manquer de leur faire une place parmi nous !

Depuis près de 40 ans que je suis en paroisse, j’ai vu grandir beaucoup de familles chrétiennes au milieu des communautés. C’est exactement ce que nous propose notre Pape, que tous les âges soient présents pour célébrer Jésus-Christ Ressuscité. Alors, le « voyez comme ils s’aiment » ne restera pas un slogan ou un vœu pieux : il s’agit de l’expression d’une grande joie venue du fond du cœur de chacun et de nos cœurs à l’unisson.

Membres actifs ou pas de notre secteur pastoral Lanton et Andernos-les-Bains, je prie pour vous tous les jours Marie que nous fêterons tout particulièrement en ce mois de mai.

NB : Merci de prier pour moi encore plus le 22 mai prochain car je fêterai mes 34 années de sacerdoce ; sacerdoce que je partage en sa fécondité avec vous chaque jour, dans la joie et la bonne humeur.

Avril 2016

Jésus a vaincu la mort et nous donne sa vie

Nous y sommes ! Le Christ est vraiment ressuscité et nous sommes ressuscités à sa suite par son chemin de vie : Eternelle.

J’apprécie beaucoup cette icône des premiers siècles provenant de la primitive église grecque montrant le Christ en équilibre sur son tombeau vide, la croix en parement arrière sur son dos, revêtu de vêtement de fête, en gloire il tire d’un côté et de l’autre par le bras Adam et Abraham.

Cela me fait fortement penser au passage de St Paul au chapitre 3 de la lettre aux Colossiens :

« Faites donc mourir en vous ce qui n’appartient qu’à la terre ; plus de mensonge entre vous, car vous êtes dépouillés du vieil homme, avec ses pratiques, et vous avez revêtu l’homme nouveau, celui qui, pour accéder à la connaissance, ne cesse d’être renouvelé à l’image de son créateur. Puisque vous êtes élus, sanctifiés, aimés par Dieu, revêtez donc des sentiments de compassion, de bienveillance, d’humilité, de douceur, de patience.

Supportez-vous les uns les autres et si l’un a un grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement, comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même vous aussi. Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lieu parfait.

Que règne en vos cœurs la paix du Christ, à laquelle vous avez été appelés tous en son seul corps. Vivez dans la reconnaissance. »

Ces quelques versets nous sont précieux car ils « collent » fort bien à la vêture de « notre manteau de grâce », c’est-à-dire d’amour de Dieu pour les autres et pour nous aussi.

Il nous faudra de la patience et de la persévérance presque en permanence jusqu’au dernier jour terrestre.

Qu’importe ! Car la source de notre vrai bonheur se situe au cœur de cette dimension qui n’est ni que cérébrale, ni épidermique, ni superficielle, ni affective ni passagère !

Le Christ ressuscité c’est de sûr pour toujours jusqu’au-delà du temps même après la vie terrestre où nous sortirons du temps.

L’antienne du livre des heures nous le rappelle d’une façon catégorique :

« Quand paraîtra le Christ,
Lui qui est votre vie
Vous paraîtrez avec lui en pleine gloire. »

Ce jour viendra en attendant que l’Esprit nous donne la force et l’intelligence pour traduire avec nos mots quel baptême nous a purifiés et quel sang nous a rachetés !

Enfin, par-dessus tout, que nous puissions revêtir l’amour : c’est le lien parfait.

Alléluia, Alléluia, Alléluia !

Fraternellement dans l’élan du service du Maître avec vous.

Mars 2016

La Communauté chrétienne et la résurrection de Jésus

La pierre du tombeau a été enlevée. Sur le plan du message, cette information nous indique que la puissance du Sheol (Enfer) a été vaincue. En effet, pour les Juifs, le Sépulcre n’est pas un cimetière, c’est-à-dire un lieu de repos ; les morts sont descendus, ils ne remontent pas.

Voici donc que Marie, Pierre, Jean et les autres disciples de Jésus témoins, vont ignorer dans un premier temps l’acte de résurrection qu’ils n’attendaient pas. Ils n’étaient pas prêts à vivre cet événement. L’acte de foi pour eux va être de l’ordre de la relecture ensemble, donc en Église, par le partage des paroles et des événements avec Jésus vécus avant : « Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus ».

Donc, c’est comme un réveil subit qui va saisir les amis de Jésus dans la construction de l’Église par sa présence autrement que sa personne physique depuis 33 ans.

L’effroi, le trouble, la peine passés, les disciples se reprennent et comprennent que Jésus devenu Christ ressuscité est bien né à la vie d’en haut auprès du Père.

Bien sûr, et heureusement, aucune preuve de la résurrection de Jésus ne vient troubler l’adhésion libre et forte de chacun d’entre nous. « Il vit et il crut » diront les évangélistes et bien à leur suite nous pouvons adhérer à cette réalité en toute liberté.

Comment ? En acceptant, par notre vigilance, que Jésus prend l’initiative de se laisser connaître. Le corps spirituel de Jésus sera celui que les disciples vont rencontrer après la résurrection. Lors des apparitions, c’est dans cette nouvelle corporéité que l’éternité acquiert sa signification en communion avec Dieu et l’humanité entière réconciliée. C’est grâce au corps transformé du Christ que nous pouvons désormais vivre dans la communion avec Dieu et entre-nous, et pour toujours dès à présent.

Vous êtes déjà ressuscités avec le Christ et sa volonté divine profonde c’est, comme l’affirme Saint Jean, « que votre unité soit parfaite » (Jn 17). Notre communion est avec le Père et aussi avec son Fils (1Jn 1,3).

A nous de le chercher avec patience et persévérance. C’est là le secret de notre vrai bonheur.

C’est pour cela, chères sœurs et chers frères, que je vous dis : « Bonne résurrection avec le Christ et bonnes fêtes de Pâques ! »

Février 2016

Quarante jours de nouveauté en Christ 

Je me permets de commencer ces quelques lignes par une simple recommandation : le Carême que nous allons vivre ensemble n’est pas un moment de difficile progrès suite à des efforts pénibles pour se convertir. Bien au contraire, c’est une chance que l’Eglise nous propose de vivre chaque année. Repérons ensemble que dans le Christ, l’humanité fait un vrai retour à Dieu. Comment ? Et bien par Jésus sur la croix, qui a offert sa vie ; c’est un sacrifice existentiel : c’est le don de sa propre vie à son Père pour ses frères. C’est exactement l’inverse des sacrifices rituels de l’Ancien Testament où il y avait substitution d’une victime (sacrifice d’Abraham). La nouveauté du sacrifice du Christ vient du fait que le contenu de son offrande au Père, c’est-à-dire sa propre vie, est toute donnée jusqu’à la mort. Mais c’est dès l’instant de sa venue au monde que Jésus est offert :

« Me voici mon Dieu, je suis venu pour faire ta volonté », lettre de St Paul aux Hébreux 10, 5-7.

Donc, pour nous, nous pouvons vivre de ce conseil valable en permanence :

« Vivez dans l’amour comme le Christ nous a aimés et s’est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire », lettre de Saint Paul aux Ephésiens 5, 2.

Le sacrifice n’est pas d’abord ce qui nous fait souffrir : il est ce qui nous met en communion avec Dieu et donc nous donne accès à un authentique bonheur ! Une seule attitude alors nous convient : recevons ce don d’amour de Dieu alors que nous croyons parfois qu’il s’agit de vivre notre don à Dieu. Y a-t-il une souffrance dans l’exercice de notre sacrifice ? Oui, quand il s’agit d’exercer une conversion du péché qui demande un vrai travail sur nous et un abandon définitif du mal qui est pratiqué. Exemple : le péché des hommes a rendu sanglant le sacrifice du Christ.

En célébrant l’eucharistie, nous sommes offerts par le Christ au Père, nous devenons l’Eglise, c’est-à-dire un seul corps par le Christ !

Quelle joie, quel bonheur alors de déployer cet aspect de notre vie chrétienne qui n’a rien de « vieillot » ou de suranné !

Pour conclure : « cette réparation d’amour » assumée par Jésus nous emplit de joie et nous pousse à aller à la rencontre de nos contemporains en souffrance. Voici donc un beau programme pour le Carême de la Miséricorde. Alors, bon temps à tous.

Je prie pour vous le Sacré Cœur de Jésus.

Janvier 2016

Quelques mots aux pèlerins lantonnais et andernosiens.

 L’année 2016 nous rapproche petit à petit de la Rencontre avec le Seigneur. C’est un constat incontournable mais cela ne nous attriste pas pour autant !
Au contraire, nous savons que notre espoir personnel et exprimé en commun nous fait chanter : Tu nous rassasies, Seigneur, de la fleur du froment !

Cette année est forte en propositions d’Eglise sur le plan de la Miséricorde ; les propositions de passage des portes Saintes dans le Diocèse, le prolongement du synode sur la famille impulsé par le Pape François, ainsi que le début du synode diocésain proposé par le Cardinal Ricard, nous animent déjà.

Pourquoi ne pas accomplir chacun l’effort de nous mettre au courant de ces différentes propositions malgré plusieurs « menus copieux et riches en vitamines et calories spirituelles » ?

Essayons d’avoir la patience d’approfondir par l’information ce que nous avons déjà commencé. Nos rencontres des quatre samedis de l’Avent avec le secteur d’Arès – Lège – Cap-Ferret en est un exemple.

Enfin, je vous souhaite à tous de pouvoir exercer un peu la Paix venue du Seigneur entre nous et dans nos familles. Comment ?

Que nos relations ne se situent pas dans un plus petit dénominateur commun mais dans une sincérité grandissante. Nous savons qu’il est urgent d’avoir raison ensemble sur l’Amour plutôt que d’essayer d’avoir raison tout seul.
Tant mieux si cela est fastidieux et osé car c’est au prix de cet effort que rien ne sera perdu quand nous sortons de la spirale de l’autodestruction.

Comme nous le rappelle le Pape François, « nous avons besoin de renforcer la conscience que nous sommes une seule famille humaine ».

Encore, en conclusion, « Dieu ne nous abandonne pas, ne nous laisse pas seuls, son amour nous porte toujours à trouver de nouveaux chemins. Loué soit-Il. »

Bonne année à tous ! Je prie pour vous Marie, Mère du Ciel.

Décembre 2015

Jésus, notre joie brûlante.

Encore plus profonde et réfléchie, notre joie de croyants s’inscrit dans la longue marche séculaire de l’Eglise universelle.

Certes, les événements de guerre en notre monde nous endeuillent et nous inquiètent profondément !

Cependant, nous ne cèderons pas à la peur et à l’angoisse qui feraient de nous un peuple éteint et sans proclamation de la Bonne Nouvelle.

C’est aujourd’hui et maintenant que nous acclamons le Sauveur : Emmanuel, Dieu avec nous !

NativitéOui, Jésus est notre joie brûlante et pas seulement pour nous, mais pour tout homme de bonne volonté.

Alors chers paroissiens, chers amis, emplissons-nous de la présence du Sauveur du mal.

Par Jésus, Dieu habite nos aurores, annonçant sa joie brûlante à tout vivant qui cherche un idéal de paix et de joie.

Lui seul sait notre foi. Lui seul sait nous faire scruter, en le contemplant en sa crèche entouré de Marie et Joseph, combien nos vies sont belles et combien le monde est beau en passation d’Amour aux générations futures.

Bon temps d’Avent et bon Noël à tous !

Novembre 2015

Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau et moi, je vous procurerai le repos.

Dans l’Evangile de Saint Matthieu au chapitre 11, 28, Jésus nous invite à l’apaisement face à toutes nos inquiétudes et souffrances morales.

Certes, nous sommes en novembre et le 1er novembre, fête de tous les Saints, s’efface bien vite en notre esprit car le 2 novembre, nous sommes au cœur du mystère de la mort en pensant à tous nos défunts, de la famille, des amis, des proches et des connaissances. Parfois, leur absence est très douloureuse et le manque cruel de leur présence parmi nous ne s’effacera qu’à notre propre mort.

Cependant nous sommes, puisque nous sommes croyants, invités à Espérer avec un grand E en la Résurrection, en la Vie Eternelle suite au chemin précis et complet de Jésus, notre grand devancier en ce domaine !

Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples car je suis doux
et humble de cœur et vous trouverez le repos pour votre âme.

Je comprends ce verset dans le sens de notre confiance renouvelée en Dieu, maître du temps et de l’histoire qui viendra nous proposer, à l’issue de notre temps terrestre l’amour, même s’il est aujourd’hui pour nous imparfait et partiel. L’Amour complet et éternel qu’Il nous prépare en son cœur de père très aimant sera pour nous.

Alors nous nous entraidons pour vivre ce verset 30 :

Oui mon joug est facile à porter et mon fardeau léger.

Et puis tout de même avec un peu d’humour, finissons avec ce proverbe des bergers basques :

« A brebis tondue, Dieu ménage le vent ».

Bonne fête de tous les Saints et bon temps de prière pour nos chers défunts dont certains, en chemin de sainteté, nous guident en cette vie terrestre.

Fra Angelico

Fra Angelico, Les précurseurs du Christ avec les saints et les martyrs, 1423-1424

Octobre 2015

La joie de servir

C’est avec confiance et espérance que j’arrive avec humilité parmi vous, chrétiens du secteur pastoral Lanton-Andernos, mais aussi toute la population de ces communes.

Voici que le Pape François nous invite à creuser plus avant l’évangile autour de la miséricorde ; c’est pourquoi je me permets de reprendre ces quelques versets du chapitre 6 de Saint Luc :

Montrez-vous miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux.
Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés.

La miséricorde est une œuvre de longue haleine qui passe en premier lieu par un travail de révision de notre vie face à nous-mêmes devant le Seigneur. Longue conversion fortifiée par la prière que le staretz du livre Le récit d’un pèlerin russe développe bien : Seigneur Jésus Fils du Dieu vivant, prends pitié de moi pécheur et ceci au long de sa longue marche de la vie.

Ensuite, nous avons la chance, au regard du Christ en croix, de demander pardon au cœur du sacrement de réconciliation et des gestes fraternels « de retour » à la relation fraternelle si nous avons été contristés ou que nous avons été offensants. Certes, ceci n’est pas facile et requiert une force dans l’humilité, la lucidité, en un mot au cœur de nos capacités d’aimer.

Une communauté chrétienne s’enracine exclusivement, si elle veut durer dans sa démarche, dans les réalités fondamentales du savoir bien vivre ensemble.

Bien loin de nous cantonner dans un moralisme piétiste et passéiste le Christ, dans cet Evangile, nous laisse la chance de donner et nous recevrons une bonne mesure tassée, secouée, débordante !Pardon

En vous remerciant pour la qualité de l’accueil que vous m’avez déjà réservé, je vous souhaite, en lien avec l’équipe EAP et le Conseil Pastoral du secteur, une excellente année pastorale.

Sachez enfin que vous pouvez me déranger à tout moment si j’ose dire, je suis prêtre pour cela.

Enfin, réservons ensemble à toutes les personnes des diverses générations que nous sommes et aux nouveaux arrivants un excellent accueil dans la longue lignée de l’accueil historique de l’Eglise.

Voyez comme ils s’aiment.

Père Christian Vareille